Echos du Tipee

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Echos. Echos
"A coeur vaillant
Rien d'Impossible "

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Aujourd'hui


Timec est venu avec moi voir "SPIDERWICK". Grand moment de complicité !
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Toutimec est venu cueillir des orties pour le fameux purin à épandre sur la tronche
des pucerons.
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Le jardin ressemble enfin a quelque chose
mais ce n'est pas sans mal ni sans fric !
Ca faisait deux ans que je n'y avais rien fait, ça change et c'est top
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Somec cherche toujours la moto de ses rêves, une 600cm3 pas trop chère héhé
Il révise le code et c'est une sacrée partie de sport cérébral !


"Son X9 est vendu !!!"
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Partage de Calumet

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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 00:51
A compter du Lundi 19 Mai, le blog Ovoïda migre à l'adresse suivante:

http://lecritoire.over-blog.com

A DECOUVRIR  !!!! (et à NOTER lol )

Nouvelle ambiance, nouveau titre. J'espère vous y retrouver tous très souvent.
N'hésitez pas à y inviter vos amis (es), ils y sont tous les bienvenus.

Lady:-)
Publié dans : Entre Soleils
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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 09:31




Ah il avait l'air malin ! Ses godillots pleins de boue et la goule rouge d'avoir trop ralé. Ah pour sûr, il n'aimait pas ça et ça ne lui donnait que davantage de matière pour ronchonner plus qu'à son ordinaire.
Le père Calloch' avait autant le coeur sur la main que la verve mauvaise au bout de la langue sitôt qu'on le contrariait.
Et là, le bougre en était écarlate de colère.

C'est qu'on lui avait confié dès l'aube, la malle postale en partance pour Kermany et s'il était en retard il y avait fort à parier qu'il serait reçu à grands coups de "batoués" par les lavandières du village.
Et ça il ne pouvait le souffrir. Qu'on lui donna une mission qu'il ne puisse remplir, et c'était là tout son orgueuil qui en prenait un coup. C'est qu'il ne s'était pas bâti son fichu caractère pour qu'on le ridiculise en si piètre posture.

Parce qu'il avait beau faire, sa rutilante n'avançait plus ! Cela faisait un bon bout de temps déjà qu'il s'escrimait à faire avancer toute cette belle carosserie, en vain. Rien ne bougeait. Il ralait, il jura, s'essoufflait et pestait, mais rien d'autre que lui-même ne démarrait au quart de tour !

Furieux, il détacha la malle. Elle était énorme. Lourde de tout le courrier qui venait du front. Il ne pouvait pas se défaire de la requête qu'on lui avait faite.
Alors il couru jusqu'à la grange. Sa grange. Là il retrouva son vélo et lui arrima une petite cariole un peu branlante. Il s'en moquait.
Il s'arquebouta et pris la malle sur son dos. Dans un ultime effort il la bascula sur le petit étal à deux roues. Il sangla le tout aussi vite qu'il le put, regarda la grande horloge sur le clocher et pédala aussi vite qu'il put. Ses yeux pétillaient.


Et si le fiston avait écrit..... Si seulement....








Par Lady Angel - Publié dans : Planète Tournante (Lady 39 ans)
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 07:02




Photo perso Lady



Ninon arracha la feuille de l'éphéméride.
"Sainte Prudence. Drôle de prénom", pensa-t'elle.
Elle ne retint que la date : 6 Mai.

Elle se souvint soudain du 6 Mai de cette année là.
Elle avait dansé, nue, au bout des mains d'un homme qu'elle n'avait plus revu depuis tellement d'années.

"Sa grande paluche" comme elle l'appelait.
Ce n'était pas grand chose. Un homme, une femme, le début d'une belle histoire.
L'amour fou sans doute mais ces mots là lui faisaient peur.

"C'est fou, se disait elle, comme de petites choses peuvent être merveilleuses selon qu'on les regarde vraiment ou pas."

 Elle savait qu'était né de cet instant là, un des souvenirs les plus sublimes de sa vie, et un mot, comme une petite fille pour les unir à jamais : Embellie.

Embellie : le soleil après la pluie, cette pensée qui a elle seule lui donnait le sourire au plus noir de la nuit.
 




"[...] Je l'aurais voulu si joli
Ce poème en bleu et en rose
Cet instant de rêve et de pause
Dans le tumulte de la vie
Je l'aurais voulu si joli
Mon amour en qui tout repose
Et que nul ne puisse ni n'ose
Douter que tu es dans ma vie"


Jean Ferrat Extrait de "L'Embellie"


Par Lady Angel - Publié dans : Entre Soleils
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 10:50

 

 





Il n'était pas le premier certes, mais pour les âneries, il n'était pas le dernier non plus. Il était arrivé dans l'école un jour d'Octobre, bien après notre propre rentrée et n'avait jamais voulu s'expliquer sur ce retard.
Il était descendu d'une grosse voiture et un monsieur en costume, qui semblait être son père, l'avait emmené jusque chez la mère Kerouadec.
Sur le siège d'à côté, une belle dame chapeautée le regardait, les yeux mouillés.
Sitôt assis à son pupitre, il nous avait parlé d'aventure et emmenés dans des histoires fantastiques sur fond de capes et d'épées ou de bêtes fabuleuses. Il appelait ça des dragons.
Il mélangeait un peu tout, les mousquetaires, les monstres et les esprits des bois si bien qu'on se l'imaginait tel Saint Michel terrassant la bête de feu et cela lui valut son surnom de "Mousquet", brave comme un chevalier du roi !

Le Jeudi, c'était repos et Mousquet nous donnait rendez-vous près de la mare aux loirs. J'y descendais par un petit chemin pentu, qui serpentait entre les fougères. Mieux valait courir pour ne pas risquer tomber, pris par notre propre élan. On entendait au loin les cris des autres gosses qui se précipitaient au rencard.
Mousquet était notre chef de bande. Moi, sa femme. J'avais pour se faire noué un foulard rouge autour de mes cheveux comme je voyais faire les belles du village. Ma jupe était restée dans l'armoire et, fièrment, je dodelinais du derrière comme un homme, dans un pantalon piqué à mes cousins.

Je rejoignais la première notre cabane de rondins. "Petits pas" avait déjà étalé toute la mousse verte qu'il avait pu trouver et était retourné poursuivre sa cueillette.
Je grimpais dans l'arbre comme je pus, j'étais moins douée que Mousquet et j'attendis, faisant le guet. Les autres arrivèrent et s'assirent en cercle au pied de l'arbre, en silence.

Ce jour-là Mousquet ne vint pas. On dit qu'un Dragon l'avait emporté...
Au pays des étoiles peut être, comme celle qu'il avait toujours accrochée sur son bras...



2 Mai 2008


Israël célèbre la journée annuelle de la Shoah, en mémoire des six millions de juifs tués dans les camps. Toute la population s'est figée pendant deux minutes jeudi au son des sirènes.
Je n'ai pu trouver de photos de cette actualité sur le Net.
Les personnes se sont arrêtées dans la position où elles se trouvaient, comme mortes, descendues de leur voiture, marchant sur le trottoir, parlant, buvant. Stop.
Emotion devant l'écran. 




Par Lady Angel - Publié dans : Planète Tournante (Lady 39 ans)
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Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /Mai /2008 21:56




J'entends encore le bruit de la cariole. C'était devant l'église du petit bourg où l'on s'était pressés.
Mathilde se mariait.
La jolie maîtresse d'école avait troqué sa blouse de vichy pour une robe blanche, si blanche qu'on l'eut crue faite de plumes. Un ange. Mathilde en avait l'allure.

Les tables étaient dressées dans le pré du Père Calloch' et l'on avait tendu les nappes blanches entre les arceaux de fleurs. Ce soir on allait danser au son des binious et des chants de marins, Aristide allait sortir son indétrônable piano à bretelles et nous allions festoyer jusqu'au matin.

Mathilde se mariait.

Ca faisait du bien de voir la jeunesse revivre. 1944 avait été rude et en ce jour d'été prendre un peu de bon temps faisait oublier la guerre. On avait accroché derrière les jeunes mariés leur lot de gamelles et de bidons et derrière les sabots du vénérable (encore un prêt du Père Calloch', ah celui-là quand il s'agissait de faire plaisir ! ) on entendait glinguer le métal dans les ornières du chemin.

J'ai pris dans une main autant de riz que je pouvais. Dans l'autre, j'ai serré mes souvenirs et tous mes voeux de bonheur pour eux.
Mathilde se mariait.

1944. La cariole a tourné le coin de la rue. J'ai jeté mon riz aussi haut que j'ai pu. Ils m'ont tous imitée.
Ce soir nous allions faire la fête. J'ai applaudi, crié "Vive les Mariés" en y croyant très fort.

Mathilde m'a regardée dans toute sa beauté. Mathilde ne riait pas.
La cariole a continué son vacarme joyeux dans les rues du village et je ne l'ai plus quittée.
Mathilde a penché la tête, Mathilde a pleuré sur Juin 44 et ce que la guerre lui volait ...

Mathilde se mariait, mais elle n'était pas là. Ce soir là, la belle s'endormait dans une autre prairie, celle où pour l'éternité reposait son "Dormeur du Val".





Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.


Arthur Rimbaud alors âgé de 16 ans




Par Lady Angel - Publié dans : Planète Tournante (Lady 39 ans)
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Parole de Squaw





Nom de Totem

ladycolo2-copie-1.jpgLady Angel 


08/05/2008

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"Association des Donneurs de Voix"
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