Echos du Tipee

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Echos. Echos
"A coeur vaillant
Rien d'Impossible "

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Aujourd'hui


Timec est venu avec moi voir "SPIDERWICK". Grand moment de complicité !
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Toutimec est venu cueillir des orties pour le fameux purin à épandre sur la tronche
des pucerons.
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Le jardin ressemble enfin a quelque chose
mais ce n'est pas sans mal ni sans fric !
Ca faisait deux ans que je n'y avais rien fait, ça change et c'est top
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Somec cherche toujours la moto de ses rêves, une 600cm3 pas trop chère héhé
Il révise le code et c'est une sacrée partie de sport cérébral !


"Son X9 est vendu !!!"
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Partage de Calumet

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Vendredi 2 mai 2008











" Allez, force un peu, plus qu'un tout petit effort et on est arrivés ! "
Maurice avait certes la patte leste sur le gorgeon mais il avait aussi le pied lourd sur la pédale le bougre, et quand il fallait monter la côte des Mille-Mont, le bon vieux me mettait quelques centaines de mètres dans la vue.
C'est que... on en avait fait du chemin avant d'arriver là. Passés par la corniche des Artimons et remontés par le gué du Val Cornu c'était déjà une aventure en soi. Mais qu'en plus le gaillard s'enhardisse de passer chez la mère Le Kerouadec et là, ça nous mettait l'énergie au fond des godillots autant que l'appétit au creux du ventre.
Parce qu'il n'était pas question de déroger à la coutume : passer chez la mère Kerouadec, c'était mordre la vie dans ce qu'elle a de meilleur, et quand ce n'était pas de l'amour que cette femme distribuait à grandes brassées, c'était des victuailles , quand ce n'était pas les deux.
La dame était menue mais sa table était chargée du pain cuit à l'âtre comme des galettes couverte du linge frais.

On repartait ensuite sur nos vélos de misère, riant au vent marin comme des enfants fous de liberté. Je ne connaissais pas encore Michel. J'étais toute jeune. Et Maurice, la barbe rebelle ne m'en avait encore jamais parlé.

Essouflée je remontais mes jupes jusqu'aux cuisses et enfourchait ma monture de métal. Les yeux rieurs je m'enfonçais dans la lande et les ajoncs pour rattraper mon Maurice et peut être même le dépasser.

Midi allait sonner sur la place du Kresker. Les bisquines mouillaient déjà dans le petit port, la pêche avait été bonne. Doucement je me laissais griser par les premiers embruns et le visage mouillé je souriais. Je souriais au vent, à la lumière et aux jours heureux de l'enfance.

Maurice m'avait crevée mais cette course folle m'avait grisée jusqu'à la moelle. Oubliée les corvées de la ferme, oubliés les marins et le coeur lourd qu'il laisse dans nos poitrines.

J'ai posé mon vélo dans l'herbe et me suis allongée. Maurice bourrait sa pipe et riait de bon coeur de la rougeur de mes joues.
Il a sorti le cidre, le gobelet et son grand opinel. Il a tranché le pain comme une tranche de vie.
D'un revers de main, il a repoussé la mèche de cheveux traînant sur mon visage.
Il a pointé du doigt vers les rochers et m'a dit "Regarde Yvonne, regarde ce phare. Demain, demain je t'emmènerai tout là haut, voir le gardien de lumière. "

"Yvonne.....Yvonne....."

Il reprit une goulée, une bouffée de tabac et s'endormit à son tour. Michel attendrait bien demain.
Par Lady Angel - Publié dans : Entre Soleils
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Mercredi 30 avril 2008







Clotaire remonta une dernière fois son pantalon râpé. La ceinture lui arrivait presque sous les aisselles mais il était tant fier d'entrer à nouveau dans son vieux costume, que personne n'osait rien dire.
Je le regardais, et j'avais presque envie de rire.
J'avais mis ce jour là "cotillon simple et souliers plats" et, bien que ne m'appelant pas Perrette, je prétendais moi aussi arriver sans encombre à la ville...
C'était sans compter sur l'imagination débordante de mon maître d'escapade.
Clotaire était un original. Certes ses inventions n'étonnaient plus personne depuis des lustres, et cependant, j'aurais du me méfier.
Car en ce jour de Juillet 36, il se passa quelque chose d'aussi inhabituel que profondémment bouleversant.
Une liesse générale emplit les rues, les cafés, les boulevards et les champs. Jusque dans les églises on parlait à tue tête. Les voix se déliaient et chacun y allait de ses projets.
Partir, partir ils répétaient tous cela à gorge déployée. Et Clotaire avait entendu.

Il m'avait dit de m'activer comme s'il avait eu peur que le temps nous manqua. Je ne savais ce qu'il avait en tête, mais j'enfilai tout mon attirail aussi vite que possible pour sortir sur le perron.
Le soleil me fit plisser les yeux et rabaisser mon grand chapeau sur mon front.
Tout le village se tenait là. Je restais plantée entre rire et surprise. Chacun attendait que je dise quelque chose...
Je descendis quelques marches pour me retrouver sur le fin gravier de la route. Soulevant mes jupes, j'enfourchais la monture ayant bien de la peine à ne pas trembler de joie.
Je n'avais encore rien dit. La foule des curieux restait en suspens.
Clotaire mis son premier coup de pédale.
J'éclatai de rire, d'un rire énorme, tonitruant que la foule repris au rythme de ses mains tapant l'une contre l'autre.
Clotaire accéléra et nous nous mîmes à rire lui et moi.
Pour la première fois nous étions libres de partir...

Yvonne Le Douannec (Alias Lady...)



Ce cliché appartient a la collection personnelle de Willy Ronis. Ce photographe français est né en 1910 et a souvent été confondu avec le non moins célèbre Doisneau. A son instar, il a témoigné de la vie populaire en nous offrant des clichés noir et blanc de la société et de ses moeurs. Cette photo a été exposée en 2006 lors de la Fête de l'Huma au milieu d'autres clichés tous remplis de poésie et sur lesquels il est si agréable de poser une histoire.

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"J’étais joyeux d’assister à cette fête et d’en conserver des souvenirs. C’était une fête comme on n’en avait jamais connue jusque-là. Il y avait beaucoup de monde dans les rues, les gens se promenaient avec leurs enfants, moi je courais à droite et à gauche. J’ai pris le cortège luimême, avec la rangée des élus du Front populaire qui s’avançaient en tête avec, derrière, la foule et, se dressant au milieu, la colonne de la Bastille. Puis j’ai fait des à-côtés, dont cette petite fille, qui avait attiré mon attention, puisqu’elle portait son petit bonnet phrygien, et qu’elle tendait le poing." Willy Ronis Citations extraites de l’émission “Le Front populaire, 1936. Willy Ronis”, série Les 100 photos du siècle, 6’ (production Capa Presse TV).


 

- Publié dans : Entre Soleils
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Mardi 29 avril 2008
 


Dans la culture amérindienne, l'Attrapeur de Rêves ressemble à cela :






Généralement, l'anneau qui retient les plumes et autres décorations est en saule. Cet objet est censé protéger son détenteur des mauvais rêves et ne laisser passer que les belles images, les autres étant détruites ou brulées à son réveil.


Dans la culture "mamounesque" , l'Attrapeur de Rêves est d'un bois d'une tout autre essence. Il protège également des pensées négatives et parvient à évacuer au plus vite la grisaille de certains jours. Certes, il est un peu plus onéreux à l'achat et le coût de son entretien laisse pantois car il va grandissant. Mais la bestiole est corriace, résistante aux intempéries et sa durée de vie bien plus impressionnante que celle d'un poisson rouge ! (Syl je te vois venir ....mdr)



Vous comprendrez tous que j'ai depuis belle lurette investi dans ladite chose et même mieux, je me suis offert le luxe d'un deuxième Attrapeur de Rêves , il y a tout juste 9 ans de cela.
Et depuis ça pétille, ça crépite et ça distille la douceur. Certes ça laisse aussi passer la réalité qui n'a pas toujours l'allure d'un rêve ! Mais qu'un seul de ses sourires vous touche, et cet attrapeur là fait fondre tous les tracas.
Ah, au fait, mieux vaut lui donner un nom, ça vous permet de retrouver le vôtre sans craindre de le confondre avec un autre...
Et comme à chaque tribu convient ses noms indiens plus ou moins longs, celui de mon dernier attrapeur est, depuis sa confection:


"Graine d'Ortie"


c'est beau mais ça pique....

Alors , on se laisse tenter ?







- Publié dans : Astre Rieur (Toutimec 8 ans)
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Jeudi 24 avril 2008

 



Fleur de Bois, éternelle. Rose aux mille amis offerte. Une rose sans couleur pour des amis de tous horizons.
Avril te souviens-tu de ceux que j'ai rencontrés?
Ils étaient enfermés en Avril dernier, blottis comme cloîtrés, les uns contre les autres.
Regarde les un an après, ces inconnus qui ont marché avec moi durant toute cette année.
Ils vivent aujourd'hui, ils vivent et ils rient.
Qui aurait dit il y a un an? Qui aurait dit qu'on regarderait cette rose de Bois en riant....




Fleur de sucre, fleur de saveur, le café taquine avec délices nos papilles. Toutimec a les yeux qui brillent. Et je crois qu'ils brillent de plus en plus chaque année. Ou c'est parce qu'ils sont plus grands.
26 Avril pour 26 bonheurs au moins et ...26 cadeaux dans l'espoir du petit homme...c'est un peu trop !





Fleur de Beauté, bonheur revenu. A chaque printemps comme un renouveau. Je retrouve les merveilles du jardin, que j'avais presque oubliées. Elles sont gorgées de soleil, et je me sens leur ressembler.
Il fait soudain si bon, si doux, si joie sous les paupières.
Avril 2008 ne ressemblera à aucun autre sous un ciel sacrément serein....
- Publié dans : Entre Soleils
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Dimanche 20 avril 2008





Elle avait envie de danser, envie que son corps tout entier réponde à l'appel et vibre, vibre à nouveau au son de la fougue cubaine comme du zouk venu d'ailleurs.
Elle avait des envies de flammes, de dentelles au vent. Ses pieds se mirent à marteler le sol et son sourire inonda de soleil la nuit déjà tombée.
Elle vivait.
Elle vivait de musiques anciennes inscrites dans les histoires, elle vibrait au son des pleurs tziganes qui chaviraient son âme, la Gitane, l'Andalouse, la femme...

Elle oubliait les tourments et les craintes, sur la place nue, dans l'alcôve des roulottes en cercle, l'ingénue dansait, dansait, dansait encore et nous émerveillait.

Ce n'était point la danse, ce n'était point le chant, c'était la couleur de sa robe et le vent qui passait. Un vent de folie comme de bonheur qu'elle emportait avec elle.
L'Andalouse, l'Esmeralda de mes promesses. Elle était heureuse et ça se voyait. Elle dansait pour cela.

Pour le bonheur qu'elle exhalait malgré la vie et ses douleurs, la Dame dansait, dansait encore.
Pour oublier ou se rappeler, pour n'être plus qu'un corps qui respire et se donne, un corps vivant, vibrant, retrouvé.

Il faisait soir, il faisait tard et le bandonéon allongeait sa complainte. La Dame aux pieds nus caressait le sable, ondoyant dans le noir comme une ombre fêline. Elle enivrait mes sens, elle brûlait mes plaisirs et m'invitait surtout à entrer dans sa danse.

L'Andalouse déposait sous mes yeux égarés, des miriades de bonheurs et de rêves étoilés. Que je fusse un enfant, une femme ou un homme, le rythme de sa joie faisait battre mon coeur. Je me levais soudain tout en battant des mains. J'étais heureux moi-même de me laisser danser.

Lors le feu crépitait sous la folie tombante. On riait d'amitié et d'éclats partagés; des éclats de lumière qu'on voyait dans nos yeux. On était de vieux cons, des jeunes, des oubliés; on croyait que nos vies étaient devenues molles, flétries et même fanées. On a juste laissé la musique nous prendre, s'installer dans nos membres et venir nous porter. Une musique douce qu'on avait refermé sur des tracas de jours, sur des sources d'ennui. Suffisait d'écouter bouger le feu en nous et la vie doucement s'est remise à chanter...




- Publié dans : Planète Tournante (Lady 39 ans)
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Parole de Squaw





Nom de Totem

ladycolo2-copie-1.jpgLady Angel 


08/05/2008

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"Les Bibliothèques Sonores"
"Association des Donneurs de Voix"
à l'intention des personnes
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