Echos du Tipee

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Echos. Echos
"A coeur vaillant
Rien d'Impossible "

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Aujourd'hui


Timec est venu avec moi voir "SPIDERWICK". Grand moment de complicité !
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Toutimec est venu cueillir des orties pour le fameux purin à épandre sur la tronche
des pucerons.
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Le jardin ressemble enfin a quelque chose
mais ce n'est pas sans mal ni sans fric !
Ca faisait deux ans que je n'y avais rien fait, ça change et c'est top
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Somec cherche toujours la moto de ses rêves, une 600cm3 pas trop chère héhé
Il révise le code et c'est une sacrée partie de sport cérébral !


"Son X9 est vendu !!!"
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Partage de Calumet

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Planète Tournante (Lady 39 ans)

Mercredi 9 janvier 2008

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mais tout de même....



S'il est comme un poisson dans l'eau, dans son élément de pacotille 
ben moi je dis :

Y'en a marre !
Y'en a même vraiment marre !

Qu'on soit pour, qu'on soit contre, qu'on soit même prétendante à être tout contre, y'en a ras la couenne, plein le c.., assez, la coupe est brisée tellement elle ne peut plus, de nous les briser menues (tellement brisées que mon corpus femini n'en a pas héhé) avec des histoires dont on se bat les couettes !

Mais que tous ces gens, et certains en particulier, se tapent Minnie ou sa soeur, la Belle ou la Bête, mais je m'en fous royalement. Du moment qu'ils ne sortent pas avec ma mère, je m'en balance !

Qu'ils se marient n'a jamais été un phénomène de société, il y en a des milliers chaque mois et sans doute bien plus crédibles et moins people.
Qu'ils s'aiment, grand bien leur fasse, mais on n'est pas chargé d'en être témoins quand on ne sera pas conviés à la noce !

Qu'à côté de ces foutaises paradesques on nous balance la franchise médicale, que ma dite mère se morde les doigts parce que le litre d'essence atteint par endroit les 1€50, qu'on se regarde avec mon mari pour savoir auquel de nos deux mômes on achète (en solde) un jean ce mois ci parce qu'ils ont trop grandi, qu'on se demande s'il reste encore assez de viande dans le congél pour surtout ne pas retourner en courses et pouvoir payer toutes les assurances de ce mois-ci, ça , qu'on se demande aussi si finalement on ne va pas prendre le bus au lieu de la voiture, ça me préoccupe autrement.

Parce que c'est pas demain qu'on va aller s'esclaffer à Mickey ou ailleurs pour égayer notre esprit préoccupé, pas demain.
Parce qu'on ne vend pas des photos de presse avec mon homme par la main pour se faire encore plus de fric. La télé on la foutra à la poubelle quand la redevance va augmenter, on s'en fout puisqu'on n'aura plus le temps de la regarder, trop crevés à bosser.....
Les pubs, il sont raison de les enlever, on ne pourra bientôt plus rien se payer à ce rythme là.
A quand les congés payés qu'on nous payera oui, pour ne plus qu'on les prenne ?

Je suis de 1968 et à 40 ans de cette année là je ne m'en suis jamais sentie aussi proche. Ou de 1936....j'hésite.

J'ai mal pour mon pays, peur aussi. Pour nos enfants avant nous mêmes.
Je voudrais me cacher ce soir derrière une tête de Mickey pour faire rire mes gosses le plus longtemps possible même s'ils comprennent déjà le malaise parce que sans cesse on leur répète : "non, c'est trop cher, on ne peut pas....."

Maman , promets moi que tu ne lui cèdera pas ! lol Tu as un tout autre charisme, crois moi, un vrai.....


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Dimanche 10 février 2008

 

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Février. Douce lumière d'hiver qui entoure les sourires.
Les enfants qui s'ébattent en folles cavalcades et les grands échangent des regards rieurs.


Le soleil qui chavire et taquine les esprits vers un tout peti peu de nostalgie en plus .
Hier est déjà loin et l'on se laisse aller.
Il est là, troubadour des instants égarés, assis sous la grande arche, il parle à demi-mots.
Le canotier posé sur lui, comme une virgule, l'homme étend son récit au delà de nos yeux.
Comme un conteur d'antan il peint le paysage, de mots plein de magie et de plus de soleil.


Sous l'arbre tortueux il assied ses couleurs, pour refaire une vie aux âmes malheureuses ou caresser de joie les êtres affamés.
Les amoureux transis se suspendent à ses lèvres pour écouter en mots ce que battent leurs coeurs. Il offre l'unisson à toutes les ardeurs, ce poète chapeauté qui distille les heures.


Février. Douce torpeur d'hiver qui entoure les soupirs.
Les enfants se rabattent autour de leurs parents.
Le vieux conteur ramasse son canotier tombé et offre aux passants un sourire rassasié.
Troubadour du soleil, il s'ébroue dans ses mots et sa frêle palette dessine gracilement
Des silhouettes agiles qu'il habille de mots, au gré des fantaisies que ses phrases imaginent.


Février. Canotier. Un poète s'est assis. Sous l'arbre dénudé a déballé sa prose. 
Et le soleil est né soudain de tant de choses. 
Février résonnait de rires retrouvés.

 


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Mercredi 20 février 2008

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7h30. Ou 38 peut être.
Depuis des mois la route défile comme un long ruban d'asphalte, tous les matins, à la même heure.
Ca fait des mois que la pluie rayonne sur le paysage et que le soleil lui se fait timide sous le manteau de nuit.
Elle guette. 
Une minute, puis une de plus. 7h30. Ou 38, enfin, et ce matin là, chouette, il fait déjà jour.

C'est décidé, ce matin, elle fera une fois de plus le pied de nez aux habitudes et, trop joyeuse de cet aparthée, se garera n'importe où pour caler ce bout de nature dans sa journée, il la nargue depuis trop longtemps.
Ras le bol de courir sitôt quittée la maison, à mater inlassablement les feux arrière du véhicule précédent presque par mimétisme, tourner le volant, juste avant le petit pont, sur le chemin "du bois d'amour".

Il n'y a plus de bois depuis longtemps d'ailleurs. Quant à l'amour....ce n'est pas le soucis du moment.
7h30. Ou 38.

Saisir l'instant, ça ne durera que quelques enjambées fôlatres dans la froideur du matin.
Ca caille. Mais alors qu'est ce qu'elle s'en fout !
Ce matin le brouillard s'est arrêté et elle est enfin descendue de voiture.
Depuis le temps. Depuis le temps qu'elle prenait stupidement cette route en se disant : "faudrait quand même que je m'arrête et que je profite de ce petit coin"....

Et c'est plus fort qu'elle, elle jette là pas mal de grisaille et respire un grand coup. Ah bon sang que ça fait du bien.
Elle regarde le tourbillon se former et emporter une pensée puis une autre. Elle doit sourire. 

7h30. Ou 38.
Et en plus elle ne sera même pas à la bourre....
La voiture repart.
Et le brouillard se lève doucement.

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Mercredi 5 mars 2008

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55,30......55,45.....55,65...56,00...56,28.....

Merde, manque encore 3 centimes ! Rhaaaa depuis que c'est l'euro qui nous gouverne, pas moyen que ces fichues petites pièces rouges parviennent à se différencier les unes des autres. 
-"Nath"
-"Oui, attends je compte...."
-"Nath, tu viens?"
-"Je ne peux pas je te dis."
-"Nath, regarde un peu le patio!"

Regarder le patio ????? Pour quoi faire?
Quatre fenêtres qui donnent sur une cour fermée par quatre murs qui les portent et, huit étages plus haut : le ciel. Peu de chances que l'unique touffe de verdure que je surveille de très près prenne l'allure d'un baobab dans ce carré de béton de 4m sur 4 !

Alors bon, le patio, oui, bon, mais il n'y a franchement pas de quoi hurler. Je préfère m'en remettre à mon imagination pour ne pas manquer une évasion furtive.
Mais la voix reprend:

-"Nath, lâche tout et viens voir, vraiment ça vaut le coup !"

Je vais essayer d'y mettre un maximum d'enthousiasme mais va falloir forcer la dose pour m'extasier sur les cailloux alentour. La chaise à roulettes fera amplement l'affaire pour un déplacement qu'on pourra qualifier d'optimal puisque lié au taf autant qu'à mon bien être, paraît il.....

Alors quoi, on a abattu les murs, on y voit enfin de la verdure par les fenêtres?
Je ne regarde même pas où je vais. Je fais le con en lançant ma chaise de toutes mes forces vers l'ouverture.
La vue que j'ai m'arrête net : un bois.
Un bois , là devant mes roulettes (petite contrepétrie sympa)
Saperlipopette ! Elle avait donc raison. Je gratte pour voir s'ils n'ont pas tagué la fenêtre en douce, moyennant une ponction innopinée dans le budget de la société.
Ben non. Je n'ai plus qu'à aller enfoncer mes talons dans la gadoue et faire le piaf pour mes patients.
C'est qu'ils vont enfin m'accompagner au lieu de monter dans les étages. Sûr que ça les soignera bien plus efficacement....

Il est chouette ce chemin plein de feuilles et j'attends dans les starting block pour lancer la balade.

-" Nath, quel jour tu fais 18h00? C'est pas demain?....."
-"Hein?"
-" Je te demandais si..."
-"Ca fera jamais 56,31, la pièce est tombée sous les feuilles..."
-"...?..."


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Dimanche 20 avril 2008





Elle avait envie de danser, envie que son corps tout entier réponde à l'appel et vibre, vibre à nouveau au son de la fougue cubaine comme du zouk venu d'ailleurs.
Elle avait des envies de flammes, de dentelles au vent. Ses pieds se mirent à marteler le sol et son sourire inonda de soleil la nuit déjà tombée.
Elle vivait.
Elle vivait de musiques anciennes inscrites dans les histoires, elle vibrait au son des pleurs tziganes qui chaviraient son âme, la Gitane, l'Andalouse, la femme...

Elle oubliait les tourments et les craintes, sur la place nue, dans l'alcôve des roulottes en cercle, l'ingénue dansait, dansait, dansait encore et nous émerveillait.

Ce n'était point la danse, ce n'était point le chant, c'était la couleur de sa robe et le vent qui passait. Un vent de folie comme de bonheur qu'elle emportait avec elle.
L'Andalouse, l'Esmeralda de mes promesses. Elle était heureuse et ça se voyait. Elle dansait pour cela.

Pour le bonheur qu'elle exhalait malgré la vie et ses douleurs, la Dame dansait, dansait encore.
Pour oublier ou se rappeler, pour n'être plus qu'un corps qui respire et se donne, un corps vivant, vibrant, retrouvé.

Il faisait soir, il faisait tard et le bandonéon allongeait sa complainte. La Dame aux pieds nus caressait le sable, ondoyant dans le noir comme une ombre fêline. Elle enivrait mes sens, elle brûlait mes plaisirs et m'invitait surtout à entrer dans sa danse.

L'Andalouse déposait sous mes yeux égarés, des miriades de bonheurs et de rêves étoilés. Que je fusse un enfant, une femme ou un homme, le rythme de sa joie faisait battre mon coeur. Je me levais soudain tout en battant des mains. J'étais heureux moi-même de me laisser danser.

Lors le feu crépitait sous la folie tombante. On riait d'amitié et d'éclats partagés; des éclats de lumière qu'on voyait dans nos yeux. On était de vieux cons, des jeunes, des oubliés; on croyait que nos vies étaient devenues molles, flétries et même fanées. On a juste laissé la musique nous prendre, s'installer dans nos membres et venir nous porter. Une musique douce qu'on avait refermé sur des tracas de jours, sur des sources d'ennui. Suffisait d'écouter bouger le feu en nous et la vie doucement s'est remise à chanter...





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Parole de Squaw





Nom de Totem

ladycolo2-copie-1.jpgLady Angel 


08/05/2008

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"Les Bibliothèques Sonores"
"Association des Donneurs de Voix"
à l'intention des personnes
aveugles ou mal voyantes. 
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